EN ATTENDANT LA CONFERENCE

« Jetons les livres, sortons dans la rue »

le 8/12/2018 à 14h30 Bibliothèque Nucera Nice

par Keiko Courdy

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Poursuivons la très intéressante lecture de

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise,

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

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Les années de révolte : 1960…

Les années 1960 sont apparues dans le monde entier comme une période d’effervescence extraordinaire. Au Japon, 15 ans après la fin de la guerre, les gens commençaient à sortir réellement de l’après-guerre et de sa famine. Une autre époque démarrait. De nouvelles questions se posaient. Partout on était à la recherche de nouvelles valeurs, à la recherche de quelque chose d’autre, une nouvelle identité, une certaine authenticité. A travers tous les médias artistiques, les années 1960 ont représenté une période de réflexion profonde  où les questions essentielles concernant l’homme, son origine, sa place dans la société et sa relation avec l’art, se soulevaient.

Dans le domaine théâtral, de jeunes compagnies de théâtre estudiantin se formaient de façon éclatée. Ils se plaçaient en opposition à tout ce qui pouvait être institué, contre le sens, contre la psychologie, une certaine morale, contre tout théâtre conventionnel en général. Ils prônaient au contraire les images choquantes, le non-sens, la rue et les sites interdits  et surtout le corps et ses pouvoirs. Ils réhabilitaient le théâtre de rue, le théâtre populaire et forain. Grâce à un mode original de création fondé sur le travail en groupe et une nouvelle approche du corps dans une recherche tournée le plus souvent vers l’origine de l’acte théâtral, ils tentaient de retrouver leur propre identité culturelle effacée petit à petit par la modernisation.

A suivre...