Chaire KAWABATA - ASSOCIATION FRANCE JAPON

VENEZ ADHERER A L'ASSOCIATION LE JEUDI 12 OCTOBRE DE 15H30 A 17H

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Les membres de l'Association France Japon Chaire Kawabata vous accueilleront

pour tous renseignements sur ses activités, adhésions et inscriptions

le jeudi 12 octobre exceptionnellement uniquement de 15h30 à 17h

Maison des associations de Garibaldi

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Encore deux rendez-vous pour adhérer et vous inscrire à l'Association France Japon-Chaire Kawabata de Nice

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Maison des Associations de Garibaldi

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Jeudis 5 et 12 octobre 2017 de 14h à 17 h

Nous vous attendons pour enregistrer votre adhésion à l'Association et votre inscription aux différentes activités proposées. Vous pourrez rencontrer et discuter de façon conviviale avec les membres du Bureau de l'Association ainsi qu'avec Junko  l'enseignante de Japonais!

J'espère que vous serez nombreux et aussi que nous retrouverons toutes les personnes intéressées lors du Rendez-vous des Associations organisé par la Ville de Nice en septembre.

Vous le savez, notre stand a remporté un stand gratuit aux Rendez-vous des Associations de l'an prochain... Mais, n'attendez pas l'an prochain pour vous inscrire, venez cette année!

Si vous souhaitez vous engager bénévolement à l'Association vous le pouvez aussi!

Mata ne

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VENEZ ADHERER ET VOUS INSCRIRE AUX ACTIVITES DE L'ASSOCIATION FRANCE JAPON CE JEUDI 28 SEPTEMBRE 2017 DE 14H A 17H

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L'Association France Japon-Chaire Kawabata souhaite partager de façon conviviale son goût pour la Culture japonaise

 

Rendez-vous

cette après midi de 14h à 17h

Maison des Association, Place Garibaldi à Nice.

Adhésions et Inscriptions

 

Activités proposées:

- cours de langue japonaise

- cours de Calligraphie japonaise

- Rencontres Japonaises

- Conférences

 

Et même si vous voulez vous pouvez devenir bénévole à l'Association!

 

mata ne!

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MERCI A TOUTES CELLES ET A TOUS CEUX QUI NOUS ONT VISITE LORS DU RENDEZ-VOUS DES ASSOCIATIONS

Nous avons été très heureux de vous rencontrer lors du rendez-vous des Associations de Nice. 

L'Association France Japon a le plaisir de vous faire savoir qu'elle a été récompensée "pour les qualités esthétiques, l'accueil et l'animation de son stand lors de cette journée du 16 septembre 2017" et a remporté un stand gratuit pour l'an prochain!

Merci à tous les participants Sébastien, Jean-Paul, Marie-Christine, Eléonore, Chieko.

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Pour adhérer et vous inscrire aux activités de l'Association, vous pouvez venir à la Maison des Associations de Garibaldi les

jeudi 21 septembre de 14h à 16h

jeudi 28 septembre de 14h à 17h

jeudi 5 octobre de 14h à 17h

jeudi 12 octobre de 14h à 17h

L'adhésion annuelle à l'Association est:  10€/étudiant- 20€/adulte- 30€/couple

Les activités proposées sont:

Cours de Japonais 12€/cours hebdomadaire avec engagement trimestriel

Cours de calligraphie japonaise 12€/cours hebdomadaire avec engagement trimestriel

Evénement mensuel "Rencontres japonaises" (adhésion seule)

Conférences à la Bibliothèque Nucera (gratuites)

Les activités commencent le 11 octobre

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DEMAIN SAMEDI 16 SEPTEMBREE 2017 VENEZ NOUS RENCONTRER AU RENDEZ-VOUS DES ASSOCIATIONS A NICE

Samedi 16 septembre de 10h à 18h

Nous vous invitons à venir rencontrer l'Association France Japon Chaire Kawabata au "Rendez vous des Associations", Palais des Expositions de Nice, "stand" 183 (secteur Culture).

Vous aurez l'occasion de discuter avec ses membres, connaitre mieux cette association créée en 1972 , vous inscrire aux activités proposées qui commenceront en octobre...

Vous pourrez tout simplement passer un bon moment en discutant du Japon et partager vos expériences

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A très bientôt...

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LE FORUM DES ASSOCIATIONS LE SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2017 10H A 18H FOIRE DES EXPOSITIONS DE NICE

Activités de l'association (suite)

 

 

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RENCONTRES

REPAS JAPONAIS

 

 

Des rencontres conviviales autour d’un repas japonais seront organisées au début 2018 et à la fin des activités de l’Association en juin.

Après les nourritures terrestres, une nourriture spirituelle :

 

CYCLE DE CONFERENCES 2017-2018

Les conférences ont lieu à l’auditorium de la Bibliothèque Nucera, le samedi, à 14h30.  Elles sont gratuites.

18 novembre 2017

Julien Béal

Université Nice Sophia Antipolis – bibliothécaire et chercheur au CTEL

Le Japon dans la collection photographique du peintre Louis-Jules Dumoulin (1860-1924)

Peintre officiel de la Marine puis du Ministère des colonies, Louis-Jules Dumoulin a parcouru le monde et collecté de nombreuses photographies. En 1888, puis en 1897, il voyage au Japon d'où il ramènera une collection de plusieurs centaines de clichés pour la plupart achetés dans les studios de photographies de Yokohama. Cette conférence vise à présenter la collection de Dumoulin et tente de reconstituer le parcours de ce dernier au Japon et l'origine de ses photographies.

 

27 janvier 2018

Chieko Imamura

Professeur de calligraphie japonaise.

Shodo,  la voie de l’écriture

La conférence vous fera découvrir le « Shodô », terme japonais pour désigner « la voie de la calligraphie ou l’art de l’écriture ». L’origine historique et sacrée, les anciens systèmes d’écriture, les évolutions, les supports, les « quatre trésors », les styles de ce grand art japonais seront évoqués. Mais il vous sera également dévoilé la nécessité du geste réfléchi, de l’équilibre du trait et de l’espace,  le travail de concentration et le souffle nécessaires à sa réalisation.

 

24 février 2018

Gérald PELOUX 

Agrégé de langue et civilisation japonaises, Maître de conférences en civilisation japonaises (Université de Cergy-Pontoise)

 

Comprendre le Japon par sa langue : histoire et spécificités de la langue japonaise

De nombreux mythes entourent la langue japonaise : origine inconnue, difficile à maîtriser,  peu précise,  écriture très complexe, etc.  Qu’en est-il vraiment ?  La

 

conférence se propose de répondre à cette question en présentant, à travers l’histoire de cette langue, ses origines, son évolution dans le temps, ses caractéristiques typologiques, ses spécificités.

 

24 mars 2018

 

Sébastien Frigara

Trésorier de la Chaire Kawabata -Association France Japon

 

Sumo, mythe et sport

Sport mythique et mythologique mais encore très populaire dans sa forme moderne, le Sumo reste intimement lié à l’histoire du Japon. Mondialement connu, il n’en reste pas moins mystérieux.

Cette conférence tentera d’éclairer les règles, les symboles, les combattants et les évolutions récentes du Sumo.

 

28 avril 2018

Marie Thérèse Pulvénis de Séligny

Conservateur du Patrimoine en chef honoraire

De l’ukiyo-é traditionnel au manga contemporain  

Depuis l'évocation des «  Manga » d’Hokusai (1814-1834),des rouleaux illustrés emaki-mono, de l’art de l’okiyu-é qui influença durant tout le 19e siècle l’art européen, cette communication propose de présenter les principales caractéristiques de l’art graphique du japon, de sa  conception de l’espace et du vide, du trait, de la couleur, de sa symbolique et de son humour.  Aujourd'hui, les « manga », images, en bandes dessinées ou dessins animés,   représentent des univers diverses, des héros, personnages souvent capricieux dont les actions inattendues sont en relation avec la métamorphose, la transformation, la force. Le monde réel cohabite un monde imaginaire qui puise ses racines dans certaines traditions culturelles japonaises. Le succès que nous lui connaissons aujourd’hui est source de nouvelles créations et d’interrogations.

 

Nucera

 

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LES ACTIVITES DE L'ASSOCIATION FRANCE JAPON CHAIRE KAWABATA A NICE

LES ACTIVITES DE L'ASSOCIATION (suite)

 

EVENEMENTS

 

 

Cette année 2017-2018 l’Association souhaite renforcer les liens entre ses adhérents et les membres de l’Association France Japon - Chaire Kawabata en proposant à la Maison des Associations de Nice Garibaldi, une rencontre mensuelle (novembre, décembre, janvier, février, mars, avril, mai), en petit comité d’environ 1h30 afin de débattre d’un sujet permettant de mieux connaitre et partager notre connaissance du Japon.

 

 

Programme

 

Découverte du Japon (power-point) Chantal,  octobre 2017, soir

Admirer les photos du XIX e siècle, sur le Japon, Julien Béal,  Bibliothèque de l’Université. Un après-midi de novembre

S’initier à l’origami, pliage japonaisYuki ?un mercredi après-midi de décembre?

Mémoriser des mots et des petites phrases utiles pour faire un voyage au Japon  Eléonore ?après- midi de janvier

Promenade à Kamakura la ville jumelle de Nice (power-point) Chantal,  février 2017, soir

Se renseigner sur le « Haïku », le petit poème japonais  Eléonore et Françoise ?après-midi mars

Survolons l’Art  japonais,  En avril Marie-Thérèse Pulvénis

 

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L' association France Japon Chaire Kawabata souhaite vous rencontrer le 16 septembre 2017 au Forum des Associations à Nice

Les activités de l'Association (suite)

 

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ATELIER SHODO

COURS DE CALLIGRAPHIE JAPONAISE

 

 

L’adhésion à l’Association France Japon – Chaire Kawabata permet un tarif préférentiel pour les cours de calligraphie.

 

 

Les cours commencent le 9 octobre 2017

Ils ont lieu à l’atelier Arimage, 6 avenue du Petit Patrimoine 06100 Nice

 

La professeure est Chieko Imamura, calligraphe

06 59 62 35 38

 

Deux lundis par mois de 14h à 15h30

 

Tarif 12 €/ atelier

Engagement trimestriel + adhésion à France Japon Chaire Kawabata

 

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LES ACTIVITES DE L'ASSOCIATION FRANCE JAPON CHAIRE KAWABATA A NICE

Venez nous rendre visite le 16 septembre de 10h à 18h au Forum des Associations

(Foire des expositions à Nice)

 

COURS DE JAPONAIS

 

L’Association propose à ses adhérents des cours de Japonais, une fois par semaine,  professeure japonaise Junko.  Tarif 12 €/ cours, engagement trimestriel et adhésion.

 

Planning des cours en 2017-2018

Mardi, maison des Associations de Saint Roch

Un cours rassemblera les primo débutants et les premières années en langue japonaise. Les cours se font sur un support de photocopies fournies et un livre que l’étudiant devra acheter.

 

Lundi, de 19h à 21h, Maison des Associations de Garibaldi

Un niveau moyen développe surtout l’oral et s’adresse à des élèves ayant déjà de bonnes bases ou ayant accompli les deux premiers niveaux. Les cours se font sur un support de photocopies fournies ou/ et un livre que l’étudiant devra acheter.

 

Ces cours visent 

*pour le tout  premier niveau d’une part à familiariser l’apprenant – à l’écriture et à la prononciation des deux syllabaires et d’un certain nombre de kanji,  et d’autre part à la structure de la phrase japonaise en général.

*pour le second niveau, l’élève approfondira les bases grammaticales de la langue japonaise.

*pour le niveau supérieur, l’étudiant sera amené à s’entraîner et à se familiariser au japonais oral et à la conversation.

 

Les inscriptions se font généralement aux permanences des jeudis après-midi de mi-septembre à fin octobre. Mais elles peuvent se faire par téléphone et mail.

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LE FORUM DES ASSOCIATIONS LE SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2017 10H A 18H FOIRE DES EXPOSITIONS DE NICE

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L'Adhésion à l'Association France Japon Chaire Kawabata de Nice

 

En réglant une adhésion vous  participez  au développement de l’Association en encourageant ses membres bénévoles à proposer de nouvelles actions de qualité.

 

 

 L’adhésion permet de participer aux activités de l’Association :

Langue japonaise, Calligraphie, Evénements mensuels…

 

 

Tarif plein 20 €

Couple 30 €

Etudiant 10 €

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VENEZ NOUS RENDRE VISITE LE 16 SEPTEMBRE 2017 FOIRE DES EXPOSITIONS A NICE

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VENEZ NOUS RENDRE VISITE AU FORUM DES ASSOCIATION

LE 16 SEPTEMBRE 2017 A NICE DE 10H A 18H

Les activités de l'Association France Japon Chaire Kawabata de Nice commencent en octobre.

Profitez du Forum des Associations pour venir vous inscrire à l'Association !

Cours de Japonais

Atelier de calligraphie japonaise

Atelier manga

Evénements-rencontres sur la culture japonaise

Conférences

A bientôt! Nous espérons vous rencontrer...

 

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VENEZ NOUS FAIRE UNE VISITE AU RENDEZ VOUS DES ASSOCIATIONS A NICE LE SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2017

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VENEZ NOUS RENDRE VISITE SUR NOTRE STAND AU PALAIS DES EXPOSITIONS

LE SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2017

 

Venez découvrir l'Association et ses activités. Aujourd'hui nous vous invitons à lire une petite

 

 

HISTORIQUE DE LA CHAIRE KAWABATA ASSOCIATION FRANCE JAPON DE NICE

1972 Création de l’Association France Japon à Nice, Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M.) par M. Lelaurain : promouvoir dans la région l'étude de la culture et de la civilisation japonaises,  contribuer à développer des échan­ges culturels entre les deux pays.

Constitution, pour ses adhérents, au Centre Universitaire d’une intéressante Bibliothèque, fruit d'acquisitions et d'échanges, particulièrement riche dans les domaines des arts et de la littérature en langue étrangère (japonais et anglais) et française.

 

1986  L’Association fonde au C.U.M.  la Chaire Kawabata déclarée au Journal officiel le 26 février. L’Association a pour principal objectif de faire connaître la vie culturelle, artistique et littéraire du Japon notamment au travers de cycles de conférences et de concerts au Centre Universitaire Méditerranéen de la ville de Nice.

(Pour rappel, Yasunari Kawabata (14-07-1899  /  16-04-1972) a été le premier prix Nobel Japonais de Littérature en 1968).

 

2000 La Chaire Kawabata-Association France Japon quitte l’espace permanent qui lui était alloué au Centre Universitaire Méditerranéen, tout en y poursuivant  ses activités.  N’ayant désormais plus de domicile fixe, elle se voit dans l’obligation de rechercher des espaces pour héberger son importante bibliothèque (2 000 ouvrages). Elle trouvera alors divers lieux d’accueil à Nice: dons des romans à la Bibliothèque Nucera et  dépôts des ouvrages patrimoniaux à la Bibliothèque Romain Gary et à la Bibliothèque du musée Chéret.

La Maison des Associations de Nice Garibaldi, deviendra, désormais, son point d’attache pour ses activités courantes (Bureau, Assemblée générale, Rencontres, Cours …). 

 

A bientôt...

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PROCHAINE INVITATION A LA CONFERENCE DE M. ARNAUD BROTONS LE 29 AVRIL 2017 14H30 BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE

Arnaud Brotons, Maître de conférences à l’Université Aix-Marseille, présentera ce samedi une conférence à partir du Dit des Heike

La cour impériale de Heian, située dans l’actuelle Kyôto, connaît pour la première fois de son histoire le tumulte d’affrontements violents au cours du XIIe siècle. La brutalité des combats plongent la noblesse et la cour dans la stupéfaction. Ces combats annoncent le monde féodal incarné par le guerrier, le samouraï, qui apparaît pour les élites nobiliaires tout à la fois comme un rustre méprisable et un allié indispensable pour préserver ou rétablir l’ordre. Ces combats donnèrent naissance à une littérature épique dans laquelle le courage guerrier et la fidélité de ces hommes sont exaltés. C’est aussi à travers ces récit que se fait jour un questionnement sur la place qu’il convient de donner au glaive par rapport au trône royal. 

A travers le récit de ces évènements, qui marquèrent l’entrée dans le Moyen âge japonais, nous nous intéresserons plus particulièrement aux liens qui se nouèrent entre le guerrier et le souverain. 

 

 

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The International Noh Institute -

Udaka Michishige as Taira no Tomomori. Photograph: Irwin Wong.

 

La postérité du Dit des Heike

René Sieffert, le traducteur du Heike monogatari, affirmait : « Il est à peine exagéré de dire que presque toute la littérature postérieure est, à titre divers, plus ou moins tributaire, pour la forme et pour le fond, du Heike monogatari dont le théâtre du XVIIe siècle, en particulier descend en ligne directe » (Sieffert 1986/1987). La postérité de cette œuvre, au même titre que le Dit du Genji, est donc immense. Son influence c’est aussi exercée sur les arts de la scène, théâtre nô à partir du XIVe siècle, théâtre de kabuki ou théâtre de marionnettes, ningyô-jôruri, à partir du XVIIe siècle. En 1372, l’année qui suit la transcription par Kakuichi du Dit des Heike, Kan.ami (1333-1384) et son fils Zeami (1363-1443), à l’origine du théâtre , exécutent pendant sept jours des représentations de sarugaku, l’ancêtre du , au sanctuaire Senryû-gû du temple Daigo-ji. Zeami a donc baigné durant sa jeunesse dans l’univers des récits épiques colportés par ces moines. Dans le répertoire actuel, qui compte près de deux cent quarante pièces, on compte une trentaine de nô inspirés du Dit des Heike, soit près de trois fois le nombre de pièces consacrées aux vainqueurs, les Minamoto. Ainsi il semble possible de dire que le nô a constitué une « mise en théâtre », au sens propre, des récits colportés par les joueurs de biwa. Dans les pièces de guerriers (shuramono) […] l’une des cinq catégories de nô qui mettent presque exclusivement en scène des batailles perdues, on retrouve un nombre important d’extraits du Dit des Heike.

Arnaud Brotons

In De l’épopée au Japon : Narration épique et théâtralité dans le Dit des Heike

Sous la direction de Claire Akiko Brisset, Arnaud Brotons et Danièle Struve

Riveneuve éditions

 

 

 

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NOTEZ LA PROCHAINE INVITATION A LA CONFERENCE DE M. ARNAUD BROTONS LE 29 AVRIL 2017 14H30 BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE

Suite et fin de l’introduction de René Shieffert

« Dans leurs tribulations,  les Heiké emmenaient toujours le jeune Empereur et les regalia. (…)

Le livre dixième indique une pause avant l’affrontement final. (…)

Le dénouement est proche. Les Genji préparent leur flotte pour aller débusquer les Heiké de leur retraite de Yashima. En pleine tempête, Yoshitsuné, avec cinq navires seulement et moins de cent cavaliers, traverse de nuit le détroit, et par une manœuvre audacieuse amène l’ennemi à rembarquer précipitamment. Les Heiké cinglent vers l’ouest, mais sont rejoints par la flotte adverse, grossie de tous les alliés de la dernière heure et de tous les déserteurs qui abandonnent la cause perdue. Un combat désespéré s’engage qui verra la mort de tous les principaux du clan, à l’exception de Munémori et de son fils. Le récit atteint son plus haut point d’intensité au moment où la veuve de Kiyomori prend le jeune Empereur dans ses bras et se jette à la mer avec lui. L’Impératrice-mère est repêchée ainsi qu’un certain nombre de dames que les vainqueurs ramèneront à la Ville. Là se place un développement des plus significatifs.  L’Empereur Retiré avait ordonné à Yoshitsuné de rapporter les Trois Trésors. Or si l’on avait bien retrouvé le miroir et le joyau, le sabre avait bel et bien disparu. C’est l’occasion de rappeler les origines divines de ces objets. La disparition de l’arme sacrée n’était-elle pas une preuve de plus que le monde était entré dans son dernier âge ?

La suite est une nouvelle succession d’atrocités qui rappellent les massacres sur lesquels s’achevaient les dits de Hôgen et de Heiji. Munémori et son fils sont exécutés après avoir été présentés à Yorimoto. Puis l’on recherchera tous les survivants des Heiké, jusqu’aux petits enfants que l’on arrachera à leurs mères pour les poignarder ou les noyer. Cependant la discorde s’est insinuée entre Yoritomo et Yoshitsuné. (…)

Un seul des Taïra cependant a échappé à toutes les recherches. Or il s’agit de l’aîné de la branche aînée, le jeune fils de Korémori, Rokudaï.

le moine Mongakule moine Mongaku (image Internet)

On finira par le découvrir et sa peine parait inéluctable lorsqu’intervient le saint homme Mongaku touché par les supplications de la nourrice du jeune seigneur. Il consent à engager son crédit auprès de Yoritomo pour le sauver. Il se rend donc à Kamakura, et au terme d’une dramatique attente, revient juste à temps pour arrêter le sabre déjà levé de l’exécuteur. Rokudaï entre en religion et se fait le disciple de son sauveur. Il survivra jusqu’à l’âge de trente ans, mais finira par être exécuté lui aussi. Et c’est ainsi que mourut le dernier des Heiké.

Minamoto no YoritomoYoritomo (image Internet)

Là s’arrêtent les versions en douze livres. Mais la tradition la plus répandue, celle dite de la « vulgate » (rufu-bon) comporte un treizième livre qui est une sorte de récapitulation, de réflexion aussi sur le destin des Heiké. »

 

Ici s'arrête l'extrait choisi de l'introduction,

In Le Dit des Heike, Introduction de René Sieffert, Verdier/poche, 2012

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PROCHAINE INVITATION A LA CONFERENCE DE M. ARNAUD BROTONS LE 29 AVRIL 2017 14H30 BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE

Poursuivons de lire l'introduction du Dit des Heiké par René Schieffert

« Après le retour piteux des héros de cette mésaventure, Kiyomori aura une dernière occasion de féroce satisfaction. Les moines de Nara, arrivés après la bataille d’Uji nourrissaient une solide rancune, à l’égard des Heiké qui avaient toujours favorisé leurs rivaux de la Montagne. Ils multipliaient donc les provocations et c’était là plus qu’il n’en fallait à Kiyomori pour ordonner une expédition punitive, confiée à son quatrième fils Shigéhira. Ce jeune homme qui apparait ici pour la première fois, est apparemment un bien médiocre général lui aussi. Pour éclairer la mêlée confuse qui se prolonge dans la nuit d’hiver au milieu d’une tempête, il demande des torches; ses hommes se méprennent sur le sens de cet ordre et s’empressent de mettre le feu aux bâtiments, et c’est ainsi que sont détruits les plus vénérables monastères de la ville et des trésors d’art sacré inestimables, dont la statue géante de Vairocana érigée au VIIIe siècle. Kiyomori exprime sa satisfaction, mais la consternation est générale. Shigéhira, en qui nous découvrons au livre dixième un homme de cœur et de goût, artiste et poète, parfait dévot de surcroit, est atterré par les conséquences de son incapacité.

Désormais les événements vont se précipiter. C’est d’abord la mort de l’ancien Empereur, gendre de Kiyomori, âgé de vingt ans à peine. Puis au moment même où les Heiké, inquiets des nouvelles qui leur parviennent des provinces de l’Est, se disposent à envoyer une nouvelle expédition, un mal épouvantable s’empare de Kiyomori qui meurt bientôt dans d’affreuses souffrances. Et le livre sixième s’achève sur l’annonce de nouveaux désastres.

Désormais les choses iront de mal en pis. » (…)

Minamoto no Yoshinaka prend l’avantage sur les Heiké lors de la bataille de Kurikara. L’Empereur Retiré se rallie à Yoshinaka et lui décernera l’appellation de Général du Soleil Levant. Mais en même temps il se rapproche de Minamoto no Yoritomo, son cousin,  et lui donne le titre de Généralissime pour la Soumission des Barbares. Yoritomo souhaite en finir avec Yoshinaka et  lance contre lui une puissante armée commandée par ses frères Yoshitsuné et Noriyori. Au cours de diverses péripéties, Yoshinaka  batta en retraite, et sera tué lors de la terrible bataille d’Awazu.

pic2657391Bataille de Kurikava (image Internet)

« Les Heiké cependant qui sont allés dans un premier temps jusque dans l’île de Kyu-shû, en ont été refoulés par leurs propres vassaux. Ils ont malgré tout refait leurs forces et sont de nouveau près de cent mille hommes qui se regroupent non loin de Fukuhara, au val d’Ichi-no-tani, forteresse naturelle dont ils renforcent les défenses. L’espoir renaît de rentrer un jour dans la Ville toute proche. Mais cet espoir ne tardera pas à être déçu. Un an jour pour jour après la mort de Kiyomori se livre la bataille mémorable qui fera la gloire de  Yoshitsuné.  Tandis que le gros de l’armée des Genji, en effet, attaquait de front, le jeune général contournait les position ennemies par les montagnes et en dévalait avec sa troupe par une pente si abrupte que les Heiké avaient jugé inutile de se prémunir de ce côté-là. Dès lors c’est la débandade et le massacre. (…) Le livre neuvième s’achève sur l’émouvante histoire de Kozaïshô, l’épouse de Michimori, l’un des neveux de Kiyomori, qui vient d’être tué dans la bataille. Désespérée, l’épouse inconsolable se jette à la mer. »

 

Yoshu_Chikanobu_Tomoe_GozenBataille d'Awzu (image Internet)

 

 

A SUIVRE…

Suite de l’introduction de René Shieffert

In Le Dit des Heike, Introduction de René Sieffert, Verdier/poche, 2012

 

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CONFERENCE DE M. ARNAUD BROTONS LE 29 AVRIL 2017 14H30 BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE

Nous poursuivons notre lecture de l'Introduction au Dit des Heike par René Sieffert,

« Cependant pour échapper aux entreprises des moines, Kiyomori se livre à ce qui sera sa dernière extravagance : il décide en effet le transfert de la capitale à Fukuhara. La  confusion qui s’ensuivit et les conséquences désastreuses de l’opération  avaient frappé les esprits au point que Kamo no Chômei, dans ses Notes de l’Ermitage (Hôjo-ki), la place au même rang que les cataclysmes naturels - tremblement de terre, tornade, incendies et peste- qui avaient dépeuplé la Ville à la fin du XIIe siècle, et que d’aucuns prenaient pour autant de signes de la venue du « dernier âge du monde » prédit par certains livres bouddhiques. Les prodiges terrifiants cependant se multiplient, tandis que dans les provinces les Genji s’agitent. C’est alors que l’on voit intervenir un étrange personnage, l’ascète Mongaku dont le livre cinquième nous fait un portrait haut en couleur. Sous le nom de Moritô, il n’est pas inconnu du public français, puisqu’il n’est autre que le héros de La Porte d’Enfer, l’un des chefs-d’œuvre du cinéma japonais. Après l’assassinat de la belle Késa qu’il avait poursuivi en vain, il était en effet, entré en religion en même temps que son rival, l’époux de la défunte.

imagesImage Internet

Le Dit des Heiké rapporte ce qui doit être la légende populaire de ce saint plutôt douteux, qui en fait devait tenir davantage de l’agent secret que du thaumaturge. Toujours est-il que exilé dans la même province que Yoritomo, nous le voyons exciter ce dernier à la révolte en brandissant un vieux crâne qu’il prétend être celui de Yoshitomo. Il fallait sans doute des arguments autrement solides pour vaincre les réticences d’un homme qui se distinguera davantage par sa prudence et son sens politique que par la valeur militaire dont il se défiera toujours.

Mongaku+03Le moine Mongaku (image Internet)

Quoi qu’il en soit, Mongaku se rend à Fukuhara et dans le plus grand secret obtint de l’Empereur Retiré un décret ordonnant au chef des Genji d’abattre les Heiké, rebelles à la Cour. L’agitation règne dans les huit provinces orientales, les fidèles des Genji se rassemblent  en une puissante armée contre laquelle les Heiké envoient soixante-dix mille cavaliers commandés par des jeunes gens du clan, troupe disparate et généraux de parade qui décampent précipitamment en pleine nuit, effrayés par l’envol soudain d’oiseaux d’eau d’un marécage. La scène est l’une des plus extraordinaires de l’ouvrage par la rigueur de la composition, la puissance d’évocation et l’humour caustique. »

A SUIVRE…

 

In Le Dit des Heike, Introduction de René Sieffert, Verdier/poche, 2012

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PROCHAINE INVITATION A LA CONFERENCE DE M. ARNAUD BROTONS LE 29 AVRIL 2017 14H30 BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE

Le dit des Heiké, suite de l’introduction de René Shieffert...

 

"L’orgueilleuse  Maison est à l’apogée de sa fortune et, pour reprendre une parole du Grand Conseiller Tokitada, beau-frère de Kiyomori « quiconque n’appartient à notre Maison doit être tenu pour moins qu’un homme » (…)

 

Mais, et c’est ici le lieu de reprendre les termes de la préface de l’ouvrage, « ce qui prospère, nécessairement déchoit ; l’orgueilleux certes ne dure, tout juste pareil au songe d’une nuit de printemps », soudain Shigémori le Sage, l’espoir du clan, tombe malade. Persuadé que le dieu de Kumano à qui il a demandé comme une faveur de le faire mourir avant le déclin de sa Maison si les forfaits de son père devaient avoir de funestes conséquences, il refuse le secours de la médecine et trépasse. Kiyomori tout en le pleurant sincèrement, profite aussitôt de sa disparition pour bannir l’Empereur Moine dans sa villa de Toba, loin de la Cour et de ses tentations. Ainsi s’achève, avec le livre troisième, le premier acte du drame. Rien n’y manque, pas même, dans le deuil et la désolation qui marque la mort de  Shigémori, la joie des partisans du second fils Munémori.

portrait-of-taira-no-shigemoriShigemori le Sage (image internet)

Le second acte se joue dans les trois livres suivants, et se termine, au sixième, par la mort de Kiyomori. C’est d’abord la révolte inattendue d’un vieux Genji, Yorimasa, qui pourtant en Heiji avait opportunément trahi Yoshitomo en pleine bataille pour se rallier aux vainqueurs. Poussé à bout par l’insolence de Munémori, cet homme de soixante-dix ans , qui toute sa vie s’était signalé par sa prudence, encourage le second fils de Go-Shirakawa, le frère donc de l’Empereur qui vient d’abdiquer, à prendre la tête d’un complot destiné à le porter sur le trône. Malheureusement ce dessein est révélé trop tôt, et peut être aussi les Genji du Nord et de l’Est se défiaient ils de celui qui avait  jadis  trahi; toujours est-il que le Prince doit chercher refuge au monastère de Mii, sur les bords du lac Biwa. De là il cherchera à gagner Nara, la Ville du Sud, dont les grands monastères se sont ralliés à sa cause, mais il est tué, ainsi que Yorimasa et ses fils, à la bataille du pont d’Uji qui est probablement la première grande bataille  de l’histoire  du Japon. La charge furieuse des vingt-huit mille cavaliers des Heiké en direction du pont que l’ennemi avait coupé, puis la traversée à gué de la rivière en crue et le suicide de Yorimasa vaincu, ont abondamment inspiré peintres et dramaturges (un nô très apprécié retrace la mort du vieux guerrier)."

Taira_no_MunemoriTaïra no Munémori (image internet)

 

In Le Dit des Heike, Introduction de René Sieffert, Verdier/poche, 2012

A suivre...

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Poursuivons la lecture d'introduction au Dit des Heike de René Sieffert,

 

"Une opposition cependant subsiste qui se cristallise autour de l’Empereur Retiré, esprit tortueux dont les intrigues tendront pendant plus de vingt ans à brouiller le jeu politique, et que Kiyomori, qui d’abord l’avait utilisé, finit par poursuivre d’une haine inexpiable. Opposition disparate, composée de quelques Fujiwara mécontents d’avoir été oubliés dans les promotions, d’anciens familiers de Shinsei aussi, gens de basse extraction qui sous l’habit de moine cherchent à pêcher en eau trouble. Et ce sera la première alerte grave : le complot du Val aux Cerfs animé par le Grand Conseiller Narichika dont la fille pourtant est l’épouse de Korémori, l’aîné  des petits fils de Kiyomori, et surtout par le moine Shunkan, prélat de Cour qui a accumulé les bénéfices ecclésiastiques grâce à la faveur conjointe de l’Empereur et des Heiké. L’affaire se complique encore du fait des moines de la Montagne, du Mont Hiei qui domine la Ville, haut lieu et siège de la secte Tendaï. Ceux-ci exaspérés par les exactions de certains protégés de l’Empereur Retiré, descendent en force sur la Ville pour exiger de ce dernier que justice soit faite. Les Heiké défendent le Palais au risque d’encourir à leur tour la vindicte des moines, mais le complot découvert, ils ne seront que trop contents de se les concilier en frappant dans l’entourage du Prince ceux-là même qui par un hasard providentiel se trouvent être les pires ennemis de la communauté de la Montagne.

300px-Taira_no_KiyomoriTaïra no Kiyomori (image internet)

Les principaux conjurés exécutés ou exilés, Kiyomori se propose de déporter l’Empereur Retiré lui-même.  Il se heurte toutefois à son fils aîné, chef nominal du clan depuis que lui-même est entré en religion, qui lui fait les remontrances qu’un fils dévoué doit à son père, dans un long discours qui est un exposé du plus haut intérêt des principes de la morale politique. Mieux que par ce discours toutefois, Kiyomori sera convaincu par une démonstration pratique que lui inflige Shigémori. Ce dernier, en effet, revenu à sa résidence de Komatsu, convoque le ban et l’arrière ban du clan, tant et si bien que son père se retrouve seul et n’a d’autre ressource, en bon moine, que d’aller dans son oratoire invoquer les bouddhas, « mais le cœur n’y était point » !

Or cependant que les dissensions internes entre moines (…) finissent par ruiner la Montagne, des préoccupations plus importantes se sont emparées des Heiké : l’épouse impériale est enceinte, mais la grossesse est difficile. Selon les croyances du temps, nul doute que cela est dû à l’intervention d’esprits malfaisants, et plus précisément des esprits de tous ceux que Kiyomori a impitoyablement écrasés aux cours de sa tumultueuse carrière. L’on s’emploiera donc à les identifier d’abord, puis à les apaiser par des mesures appropriées, en accordant notamment aux plus importants d’entre eux des promotions posthumes. Mais un vivant même peut, sous l’effet de la haine, projeter sur ses ennemis un « espoir de vengeance ». Une rémission générale des peines est donc promulguée. Seul en est excepté Shunkan, exilé sur l’île aux Démons (Iô-ga-shima, l’île au Soufre). C’est là que se place l’un des épisodes les plus fameux du livre, la rage impuissante du prélat et la folie qui s’empare de lui lorsqu’il voit s’éloigner ses compagnons d’exil graciés; un nô fameux et plusieurs pièces de théâtre s’en sont inspirés.

1a97065f50beaaa04d7ab3e3a6715480l'exil de Shunkan sur l'île aux Démons (image Internet)

Enfin naît le Prince qui bientôt, contrairement à tous les précédents « de notre Empire et d’étrange pays » sera proclamé Empereur à l’âge de quelques mois. L’orgueilleuse  Maison est à l’apogée de sa fortune et, pour reprendre une parole du Grand Conseiller Tokitada, beau-frère de Kiyomori « quiconque n’appartient à notre Maison doit être tenu pour moins qu’un homme » (…)"

In Le Dit des Heike, Introduction de René Sieffert, Verdier/poche, 2012

A SUIVRE...

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A propos du Dit des Heike...

Ecoutons maintenant René Sieffert qui va nous donner une (…) "rapide analyse qui permettra de mieux comprendre à la lecture cet ouvrage à la fois dense et touffu.

220px-Minamoto_no_YoshitomoMinamoto no Yoshitomo (Image internet)

 

Dans les premiers jours de l’an II de Heiji (1160), Taïra no Kiyomori, chef de clan des Heike, se retrouvait maître absolu de la Ville et du Palais par l’élimination, non seulement de ses adversaires, Fujiwara no Nobuyori et Minamoto no Yoshitomo, mais aussi de son plus redoutable allié, le Bas Conseiller Religieux Shinsei. Désormais son ascension sera rapide (…)

[Taïra no Kiyomori] n’a plus désormais aucune raison de dissimuler ses ambitions. Ce qu’il veut, c’est supplanter purement et simplement les Fujiwara, en s’appropriant des offices qui pendant des siècles furent leur  privilège. Il suit pour la forme un cursus honorum singulièrement accéléré, pour devenir en 1167 Grand Ministre. De ce jour et jusqu’à sa mort, il exercera un pouvoir absolu que personne n’osera lui contester,  pas même les Genji des provinces dont la plupart se sont ralliés, au moins en apparence. Usant d’un autre procédé cher aux Fujiwara, il fera de l’une de ses filles une nyôgo, une épouse impériale, puis lorsqu’elle aura mis au monde un Prince, il fera, toujours dans la meilleure tradition des Fujiwara, abdiquer son gendre au profit de l’enfant que la postérité connaitra sous le nom d’Antoku-Tennô. Comme les Fujiwara encore, ses fils graviront les échelons des commandements de la garde et du conseil privé et l’aîné, Shigémori, sera bientôt Ministre tandis que les autres membres du clan se partagent les offices et prébendes, et notamment les gouvernements de plus de la moitié des soixante-dix provinces."

 

In Le Dit des Heike, Introduction de René Sieffert, Verdier/poche, 2012

A suivre...

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