Chaire KAWABATA - ASSOCIATION FRANCE JAPON

LA CONFERENCE DU 8/12/18 A 14H30 " TERAYAMA SHÛJI, JETONS LES LIVRES, SORTONS DANS LA RUE" PAR KEIKO COURDY

 LA CONFERENCE DU 8/12/18 A 14H30

" TERAYAMA SHÛJI, JETONS LES LIVRES, SORTONS DANS LA RUE"

PAR KEIKO COURDY

L1260238Exposition novembre 2018 MCJ Paris

Reproduction affiche Crime de la grosse Oyama,1967

La conférence a normalement lieu à la Bibliothèque Nucera aujourd'hui, à partir de 14h30. Il semblerait y avoir des perturbations concernant les transports urbains niçois, en conséquence, partez si vous le pouvez, un peu plus tôt et privilégiez, si possible, la marche...

Faites votre possible pour honorer la conférence de Keiko Courdy qui promet d'être très intéressante...

EXTRAITS DU « MANIFESTO »

« Notre but dans le théâtre n’est pas de réunir des preuves fraiches que le théâtre est littérature. 

A la place, nous avons besoin de la forme appelée théâtre pour créer de nouveaux types de rencontres complètement différentes de la littérature, afin de remplir le fossé entre les principes de la réalité quotidienne et ceux de la réalité fictionnelle. 

Premièrement et avant tout, le théâtre doit être sevré de la littérature. Pour faire cela, nous devons purger le théâtre de la pièce. 

Je ne veux pas dire que l’on devrait abandonner le plaisir de lire des pièces. Mais il me semble que l’on devrait dire adieu au théâtre infirme de notre temps qui a confondu le texte théâtral, une forme indépendante de littérature, avec le théâtre, et est ainsi devenu l’esclave de l’écriture, tandis que la parole de l’acteur est guidée par un mot imprimé. 

Je préfère regarder le texte non comme quelque chose qui doit être lu mot à mot mais comme une carte. »

A cette après midi...

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Aujourd'hui, samedi 8 décembre 2018 à 14h30, Bibliothèque Nucera, venez assister à une conférence sur Terayama Shûji

Aujourd'hui,

samedi 8 décembre 2018 à 14h30, Bibliothèque Nucera,Nice

venez assister à une conférence sur Terayama Shûji

...

L1260252Exposition Maison de la Culture du Japon, Paris, novembre 2018

La Marie Vison (Frankfurt), texte de Terayama Shûji. Mise-en-scène Hagiwara Sakumi, Tenjô Sajiki 1969

Création graphique Uno Aquinax, 103,6 x 75,5 cm, sérigraphie

 

C'est Keiko Courdy, spécialiste de cet auteur prolifique qui viendra nous en parler. Voici ce qu'elle en disait dans son Mémoire de Maitrise*

 

"Parti de la poésie classique, il a fait de la poésie moderne et des essais de différentes sortes (sur la littérature, le cinéma, le théâtre…), des journaux de voyage, un roman, plusieurs volumes de pièces de théâtre ; passionné par les courses de chevaux, il a été chroniqueur hippique et a ensuite publié des essais sportifs sur les chevaux, la boxe et autres ; il a aussi fait des programmes radiophoniques qui lui ont valu des prix, il s’est intéressé à la photographies, réalisant des expositions, a écrit des scenarios puis a réalisé des films, et enfin par-dessus tout cela, il a fondé une troupe de théâtre et monté des spectacles qui remettaient en cause les questions fondamentales du matériau théâtral.(…) Lorsqu’on se retourne sur son travail, les deux qualificatifs qui apparaissent le mieux désigner l’homme sont d’un côté celui de poète révolutionnaire qui aime jouer avec les images et les mots et de l’autre celui d’intellectuel ou brasseur d’idée qui cherche à faire avancer la réflexion."

 

* "Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise"Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

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Conférence par Keiko Courdy « Jetons les livres, sortons dans la rue » le 8/12/2018 à 14h30 Bibliothèque Nucera Nice

Conférence par Keiko Courdy

spécialiste de Terayama Shûji

« Jetons les livres, sortons dans la rue »

le 8/12/2018 à 14h30 Bibliothèque Nucera Nice

...

 

 

Keïko Courdy est une réalisatrice et artiste multimédia française. Elle écrit, réalise, et produit des films, et installations numériques entre la France et le Japon.

Elle est co-fondatrice de Pika Pika Films avec Jérôme Sullerot.

Française, elle a passé plusieurs années de sa vie au Japon dont elle parle couramment la langue.


Docteur en « Arts et Sciences » de l'Université de Tokyo, après des études de cinéma et de théâtre à l'Université de Paris III,  spécialiste de l’avant-garde théâtrale et cinématographique japonaise des années 1960. Elle a enseigné les performances interactives pendant 3 ans à l'Université d'Art et de Design de Kyoto et dirigé les compagnies Onomatopia à Tokyo et KI structure de création transdisciplinaire à Paris.

Elle est actuellement en phase de post-production d’un nouveau documentaire long-métrage « Fukushima, L’île Invisible » qui sortira en 2019.
Depuis son premier film long-métrage sur la catastrophe de Fukushima « AU-DELA DU NUAGE», Keiko filme la zone autour de la centrale. Le film, acheté notamment par l'Institut Français, a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux (31ème Festival du Film d'environnement de Paris FIFE, Itinérances 32ème Festival cinéma d'Alès, 26èmes Rencontres Cinématographiques de Cannes, Global Visions Festival d'Edmonton, Canada, Fukushima film festival, Festival du film indépendant de New York, Uranium film Festival de Rio, Brésil...) et diffusé largement dans le monde (Washington, Argentine, Chili, Bulgarie, Guinée, Burkina Faso...). La Maison de la Culture du Japon à Paris est son partenaire officiel.
Suite à ce succès, NHK World a réalisé deux programmes documentaires en suivant Keiko dans les zones sinistrées.
Depuis plus de 20 ans, Keiko collabore régulièrement en free lance avec les chaines de télévision japonaises NHK et FUJI, et met en scène des événements pour des grandes marques avec les sociétés de communication japonaises HAKUHODO et Asatsu DK.

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POUR MIEUX CONNAITRE TERAYAMA SHÛJI : VENEZ BIBLIOTHEQUE NUCERA A NICE A LA CONFERENCE DU 8/12/18 14h30

Pour mieux connaitre TERAYAMA SHÛJI

Venez écouter la conférence de Keiko Courdy spécialiste

de cet important auteur littéraire japonais 

BIBLIOTHEQUE NUCERA A NICE  8/12/18 à 14h30

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Nous avons, à disposition traduit en français, que le roman Devant mes yeux le désert. Nous avons eu la possibilité lors de la Rencontre Japonaise du 12 novembre 2018 de discuter entre adhérents de l'Association France-Japon Chaire Kawabata de ce livre où se retrouvent les très nombreuses thématiques reprises dans l'ensemble de son "grand' Oeuvre" sous diverses formes (films, théâtre, essais...).

Il n'aura pas échappé aux lecteurs que chaque tête de chapitre du roman s'ouvre par un tanka (5, 7, 5, 7, 7 syllabes) qui nous donne l'ambiance.

Et nous ne pouvons que regretter que les recueils poétiques de haïku (5, 7, 5 syllabes)   et tanka de l'auteur soient restés sans traduction française (ce qui, faut l'avouer est une entreprise difficile)...

Les chercheurs sur l'auteur ont souligné que très jeune, dés le lycée, Terrayama a écrit et publié des haïku et des tanka qu'il publiait dans diverses revues.  En 1954, il se voit attribuer le prix « Poésie nouvelle » du magazine Tanka Kenkyu et en 1996 un prix a été institué pour récompenser les auteurs de tanka.

Voici quelques tanka tirés du roman:

 

Le temps de frotter

Une allumette, et la mer

Se voile de brume...

Non nulle patrie ne vaut

Qu'on se sacrifie pour elle. (p.7)*

 

Le pénitencier

Où tu loges et l'immeuble

Où je loue ma chambre

Communiquent sous la terre

Par leurs vieux tuyaux de gaz. (p.73)*

 

Toxicomanie,

Bigamie, vagabondage,

Port d'arme illicite,

Fréquentation des tripots,

Voilà pour moi tout le blues.(p.107)*

 

Ils ont fait du bruit

Pour descendre au fond du trou

Ton pesant cercueil,

Mais ce bruit n'a pas suffi:

tu n'as pas ouvert un oeil... (p.233)*

 

 

220px-Shuji_Terayamas_graveTombe de Terayama Shûji, cliché transmis par Keiko Courdy

 

 

*pagination de l'Edition Inculte

 

 

 

 

 

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POUR MIEUX CONNAITRE TERAYAMA SHÛJI : VENEZ BIBLIOTHEQUE NUCERA A NICE A LA CONFERENCE DU 8/12/18 14h30

POUR MIEUX CONNAITRE TERAYAMA SHÛJI : 

VENEZ BIBLIOTHEQUE NUCERA A NICE  A LA CONFERENCE

DE KEIKO COURDY

Samedi 8 décembre 2018 à 14h30

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OEUVRES DE TERAYAMA SHÛJI  (suite et fin)

 

  Théâtre

Liste partielle

L1260254Le Dieu chien (représentation à Francfort) 1969Texte et mise en scène Terayama.

Création graphique Awazu Kiyoshi, 101,5 x 72,7 cm, sérigraphie

(Reproduction d'affiches de spectacle du laboratoire théâtral TenjôSajiki 1967-1983)

Exposition de la Maison de la Culture du Japon, Paris, novembre 2018

  • 1967 : Marie Vison (毛皮のマリー, Kegawa no Marie?)
  • 1968 : Jetons les livres, sortons dans la rue (書を捨てよ町へ出よう, Sho o suteyo machi e deyō?)
  • 1969 : Le crime du docteur Gali-gari (ガリガリ博士の犯罪, Gali-gari hakaze no hanzai?)
  • 1970 : The man-powered plane (人力飛行機ソロモン, Jinriki hikoki solomon?)
  • 1971 : Jashūmon (邪宗門?)
  • 1972 : Cours, Melos (走れメロス, Hashire Melos?)
  • 1972 : La guerre de l'opimum (阿片戦争, Ahen sensō?)
  • 1973 : Note pour un aveugle (盲人書簡, Mojin shokan?)
  • 1975 : Knock
  • 1975 : Journal de l'année de la peste (疫病流行記, Ekibyō ryūkō-ki?)
  • 1976 : La nef des fous (阿呆船, Aho-bune?)
  • 1977 : Le Mandarin miraculeux (中国人の不思議な役人, Chūgoku-jin no fushigina yakunin?)
  • 1978 : Directives aux domestiques (奴婢訓, Nuhikun?)
  • 1979 : Blue-beard's castle (青ひげ公の城, Aohige-ko no shiro?)
  • 1979 : Lemmings - Take me to the end of the world (レミング 世界の涯までつれてって, Lemmings - Sekai no hate made tsurettette?)

 

 

 Présentation d'œuvres de Shūji Terayama et documents multimédias sur UbuWeb

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Le 8 décembre 2018 : Invitation de l'Association France Japon - Chaire kawabata de Nice à une conférence sur Terayama à Nucera

Le 8 décembre 2018,  14h30

Invitation de l'Association France Japon - Chaire kawabata de Nice

à une conférence sur Terayama par Keiko Courdy

Auditorium de la Bibliothèque Nucera

 

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Oeuvre de Teryama Shûji

terayama-shujiPhoto internet,

Filmographie complète

Longs métrages

  • 1971 : Jetons les livres, sortons dans la rue aussi appelé Throw Away Your Books, Rally in the Streets (書を捨てよ町へ出よう, Sho o suteyo, machi e deyo)
  • 1971 : Empereur Tomato Ketchup (トマトケッチャップ皇帝, Tomato kecchappu kotei) (version longue)
  • 1974 : Cache-cache pastoral aussi appelé Pastoral hide and seek et Pastoral To Die in the Country et Death in the Country (田園に死す, Den'en ni shisu)
  • 1977 : Boxer (ボクサー, Bokusa)
  • 1981 : Les Fruits de la passion aussi appelé The Story of O Continued (上海異人娼館/チャイナ・ドール, Shanghai ijin shōkan - China doll aussi 支那人形, Shanghai ningyo), adapté en manga par Kazuo Kamimura
  • 1984 : Adieu l'arche aussi appelé Farewell to the Ark et Goodbye Ark (さらば箱舟, Saraba hakobune)

Courts métrages

  • 1960 : L'étude des chats aussi appelé Chattologie et Catology (猫学, Neko gaku)
  • 1964 : La Cage (檻, Ori)
  • 1971 : La Guerre de caillou-feuille-ciseaux aussi appelé Paper-scissors-rock war (ジャンケン戦争, Janken senso)
  • 1971 : Empereur Tomato Ketchup (トマトケッチャップ皇帝, Tomato kecchappu kotei) (version courte)
  • 1974 : Roller (ローラ, Rolla)
  • 1974 : 16±1 aussi appelé Butterfly dress pledge (蝶服記, Chofuku-ki)
  • 1974 : L'initiation des jeunes au cinéma (青少年のための映画入門, Seishonen no tame no eiga nyumon)
  • 1975 : Conte de la variole (疱瘡譚, Hoso-Tan)
  • 1975 : Conte du labyrinthe aussi appelé Labyrinth tale (迷宮譚, Meikyu-Tan)
  • 1975 : Le procès aussi appelé Der prozess (審判, Shimpan)
  • 1977 : La Gomme à effacer aussi appelé The Eraser (消しゴム ou 消ゴム, Keshigomu)
  • 1977 : Les Chants de Maldoror (マルドロールの歌, Marudororu no uta)
  • 1977 : An Attempt to describe the one-inch man (一寸法師を記述する試み, Issunboshi o kijutsusuru kokoromi)
  • 1977 : Cinéma de l'ombre, une femme à deux têtes aussi appelé The Woman with two heads (二頭女−映画の影, Kage no eiga - nito onna)
  • 1977 : La machine qui lit aussi appelé The Reading machine (書見機, Shoken-ki)
  • 1979 : Labyrinthe pastoral aussi appelé Le Labyrinthe d'herbes, Labyrinth in the field, Grass labyrinth et Grass maze (草迷宮, Kusa-meikyu) dans Collections Privées

 

Œuvre non cinématographique

  Scénarios

Scénarios qu'il a écrit mais n'a pas tourné, liste partielle :

 

  • 1960 : Dry lake, aussi appelé Youth in fury (乾いた湖, Kawaita mizummi), film réalisé par Masahiro Shinoda
  • 1961 : My Face red in the sunset (夕陽に赤い俺の顔, Yuhi ni akai ore no kao), film réalisé par Masahiro Shinoda
  • 1961 : Epitaph to my love (わが恋の旅路, Waga koi no tabiji), film réalisé par Masahiro Shinoda
  • 1962 : Tears on the lion's mane (涙を、獅子のたて髪に, Namida o shishi no tategami ni), film réalisé par Masahiro Shinoda
  • 1968 : Premier amour, version infernale (初恋 地獄篇, Hatsukoi jigokuhen), film réalisé par Susumu Hani
  • 1970 : Outlaws aussi appelé The Scandalous adventures of Buraikan (無頼漢, Buraikan), film réalisé par Masahiro Shinoda
  • 1978 : Third base (サード, Sado), film réalisé par Yoichi Higashi
  • 1980 : A Tale of Africa aussi appelé The Green Horizon (アフリカ物語, Afurika monogatari), film réalisé par Susumu Hani
  •                                                                         
  • Littérature (seul livre traduit en français)
  • Shûji Terayama (trad. Alains Colas, Yuriko Kaneda), Devant mes yeux le désert..., Paris, Calmann-Lévy, 1973, 296 p. (ISBN 2702108296)

 

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NOTEZ LA CONFERENCE DU 8/12/18 A 14H30 " TERAYAMA SHÛJI, JETONS LES LIVRES, SORTONS DANS LA RUE" PAR KEIKO COURDY

PROPOSEE PAR L'ASSOCIATION FRANCE JAPON - CHAIRE KAWABATA DE NICE

NOTEZ LA CONFERENCE DU 8/12/18 A 14H30, AUDITORIUM DE LA BIBLIOTHEQUE NUCERA A NICE

" TERAYAMA SHÛJI, JETONS LES LIVRES, SORTONS DANS LA RUE"

PAR KEIKO COURDY

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L1260260MCJ Paris, Reproduction d'affiches de spectacles du Laboratoire théâtral Tenjo Sajiki (1967-1983)

Directeur de campagne Terayama Shûji

Le baron Burabura

Texte de Terayama Shûji, mise en scène Takanaga Shigeo, Tenjo Sajiki 1970

Création graphique Uno Aquirax

Serigraphie, 104,7 x 73,5

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Terminons notre lecture de

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise, Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

"Dans les années 1960-1970, Terayama avouait qu’il était considéré comme « haut dans la liste des penseurs dangereux au Japon ». En effet s’il était reconnu et admiré à l’étranger où il a été invité de nombreuses fois à l’occasion de festivals, dans son propre pays, la Tenjô Sajiki, était plutôt entourée d’une aura de scandale et cela jusque vers la fin des années 1970 et le début des années 1980. Le chaos dans lequel Terayama essayait d’entrainer les spectateurs méprisant toute morale et règle de bonne société n’était pas au goût de tout le monde. Dans le milieu proprement théâtral, il était encore considéré à part. (…)

Parti de la poésie classique, il a fait de la poésie moderne et des essais de différentes sortes (sur la littérature, le cinéma, le théâtre…), des journaux de voyage, un roman, plusieurs volumes de pièces de théâtre ; passionné par les courses de chevaux, il a été chroniqueur hippique et a ensuite publié des essais sportifs sur les chevaux, la boxe et autres ; il a aussi fait des programmes radiophoniques qui lui ont valu des prix, il s’est intéressé à la photographies, réalisant des expositions, a écrit des scenario puis a réalisé des films, et enfin par-dessus tout cela, il a fondé une troupe de théâtre et monté des spectacles qui remettaient en cause les questions fondamentales du matériau théâtral.(…) Lorsqu’on se retourne sur son travail, les deux qualificatifs qui apparaissent le mieux désigner l’homme sont d’un côté celui de poète révolutionnaire qui aime jouer avec les images et les mots et de l’autre celui d’intellectuel ou brasseur d’idée qui cherche à faire avancer la réflexion. "

Keiko Courdy

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Invitation de l'Association France Japon - Chaire kawabata de Nice à une conférence sur Terayama

L'Association France Japon - Chaire kawabata de Nice vous invite  à

une conférence sur le théâtre de Terayama shûji

"Jetons les livres, sortons dans la rue" par Keiko Courdy, spécialiste de l'auteur

...

Auditorium de la Bibliothèque Nucera, samedi 8 décembre 2018 à 14h30

...

Reprenons, aujourd'hui, la lecture de la passionnante Maîtrise de Keiko Courdy

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise, Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

L1260237MCJ Paris - Reproduction d'affiches de spectacles du Laboratoire théâtral Tenjo Sajiki (1967-1983)

Directeur de Campagne Terayama Shûji

Le bossu d'Aomori, texte Terayama Shûji, Mise en scène Higashi Yutaka, Tenjo Sajiki

1987 Création graphique Yokoo Tadanori

103 x 72,8 cm

Sérigraphie

"(…) dans un discours en 1982 sur l’évolution de la troupe, il [Terayama] explique que les années 1960, époque de mouvements sociaux, le Shingeki n’apportait plus rien de nouveau tandis qu’en France, à l’aube de 1968, des révolutions dans les rues cherchaient à changer le quotidien. Il a voulu alors adopter une démarche similaire au Japon et réintégrer la notion de quotidien dans le théâtre. Utiliser des techniques traditionnelles comme celle des « mise mono »(spectacle de foire) ou des éléments du cirque en faisant intervenir des personnages comme des nains ou des êtres déformés qui viennent accuser la société lui paraissait être le moyen approprié d’atteindre une réalité plus profonde que la réalité, une surréalité. (…) il a essayé le temps de quelques expériences en 1968, de mettre sur la scène, des gens qui n’avait jamais fait de théâtre. (…) Ce qui m’intéressait le plus, c’était découvrir ce qu’était la nature humaine »

Keiko Courdy

A SUIVRE...

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EN ATTENDANT LA CONFERENCE DU 8/12/18 A 14H30 " TERAYAMA SHÛJI, JETONS LES LIVRES, SORTONS DANS LA RUE" PAR KEIKO COURDY

EN ATTENDANT LA CONFERENCE DU 8/12/18 A 14H30

" TERAYAMA SHÛJI, JETONS LES LIVRES, SORTONS DANS LA RUE"

PAR KEIKO COURDY

 

Poursuivons un peu la lecture de la très intéressante Maitrise de

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise, Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

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"Avant de mettre en place la Tenjô Sajiki, Terayama avait déjà écrit une pièce en 1960 Le sang dort debout (Chi wa tatta mama ete iru) (…) on pouvait apprécier la poésie lyrique dans laquelle Terayama excelle. On pouvait aussi remarquer certains éléments qui allaient caractériser ses pièces dix ans plus tard. A travers la description d’une jeunesse errante, perdue, Terayama introduisait de la provocation dans des atmosphères de cauchemar étrange où étaient soulevés des sujets tabous. Dans un univers de mythes et de superstitions, il remettait en question la validité de la réalité et la fausseté de l’illusion. Le théâtre et la vie, le mensonge et la vérité n’avaient plus de frontières, tout se mélangeait. (…)"

A SUIVRE...

 

L1260251MCJ, Paris Reproduction d'affiches de spectacle du Laboratoire théâtral Tenjo Sajiki (1967-1983)

directeur de la campagne Terayama Shûji

"Jetons les livres, sortons dans la rue" 1968

Sérigraphie création graphique Yokoyama Akira, Yorioka Syôzo

Photo Tamai Mizuo 102,1 x 72,3 cm

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Invitation de l'Association France Japon - Chaire kawabata de Nice à une conférence sur Terayama

Invitation de l'Association France Japon - Chaire kawabata de Nice

à une conférence sur Terayama shuji

"Jetons les livres, sortons dans la rue" par Keiko Courdy

Bibliothèque Nucera, le 8/12/18, à 14h30

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Extraits de

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise,

 

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

maxresdefaultImage transmise par Keiko Courdy

Les années de révolte : 1960…L’univers de Terayama dans la même mouvance que ses contemporains, est à la recherche d’une réalité, d’une identité qui ait plus de sens, qui soit plus intense que celle de la vie quotidienne habituelle. Dans tous ses travaux que ce soit les poèmes, les films, la photographie, le théâtre pour enfants, la radio ou le théâtre avant-garde, les images provoquantes et quelque fois choquantes apparaissent en grand nombre. Différent des autres par son regard cynique et perçant très personnel, Terayama dépasse le quotidien pour aller se promener dans les profondeurs sombres de l’inconscient, les conflits intérieurs des hommes éclatent en noir ou en couleur dans un espace aux images très travaillées. Terayama essaie de créer des rencontres avec le public par l’imagination. Le théâtre explose hors de ses frontières. Tout se mélange, l’illusion et la réalité, les identités profondes et les masques du quotidien, les spectateurs deviennent des acteurs, les acteurs deviennent des spectateurs et le théâtre devient la vie.

A suivre...

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Bibliothèque Nucera Nice le 8 décembre 2018 à 14h30 venez découvrir Terayama Shuji par Keiko Courdy

Bibliothèque Nucera Nice le 8 décembre 2018 à 14h30

L'Association vous invite à venir découvrir

 Terayama Shuji 

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Poursuivons les extraits de l'intéressant Mémoire de Maîtrise

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise,

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

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En 1967, il [Terayama] fondait sa troupe Tenjo Sajiki en collaboration avec  Kujo Eiko (ancienne star du cinéma et femme de Terayama) en tant que productrice. Yokô Tadanori célèbre graphiste influencé par le pop-art qui avait déjà fait  des affiches pour HijikataTatsumi et Kara Jûrô, et Higashi Yutaka en tant que metteur en scène. (…)

En 1966, Terayama cherchait un nom à la troupe. Il a alors pensé au film de Marcel Carmé « Les enfants du paradis » qu’il avait adorés. Le titre de ce film était traduit en japonais tenjô sajiki no hito bito. (…) Je précise que dans tous leur programme et papiers officiels, ils se font appeler  Tenjô Sajiki, un laboratoire théâtral, ce qui présente clairement leur démarche particulière d’exploration des limites de l’expérience  théâtrale qui caractérise en effet toutes leurs productions jusqu’à l’éclatement de la troupe à la mort de Terayama.

A SUIVRE...

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Conférence par Keiko Courdy « Jetons les livres, sortons dans la rue » le 8/12/2018 à 14h30 Bibliothèque Nucera Nice

Conférence par Keiko Courdy, spécialiste de Terayama Shuji,

« Jetons les livres, sortons dans la rue »

le 8/12/2018 à 14h30 Bibliothèque Nucera Nice

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Poursuivons la lecture des extraits du

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise.

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Les années de révolte : 1960…

 

En avril 1962, le Jiyû Butai (théâtre libre) plus tard connu sous le nom du Waseda Shôgeki-jô (le petit théâtre de Waseda) dirigé par Suzuki Tadashi, présentait une pièce de Betsuyaku Minoru « Zô » (l’Éléphant). On peut discuter pour savoir si cette pièce marque le départ du mouvement théâtral de l’Angura mais toujours est-il qu’elle a certainement été la première pièce de qualité qui exprime le désillusionnement amer de l’après-guerre. (…)

TenjoSajikiTenjo Sajiki (Cliché transmis par K Courdy)

A la suite de « Zô »qui semble bien marquer le début de l’Angura sont cités souvent quatre grands noms qui ont chacun imprimé l’époque de leur forte personnalité.

Autour de Terayama shûji (1935-1983) qui a fondé sa troupe TENJO SAJIKI en 1967, on pouvait trouver :

KARA JURO (1941- ) avec son théâtre situationniste (JOKYO GEKI-JO) plus connu sous le nom de la tente rouge ( AKA TENTO)fondé en 1963.

SUZUKI TADASHI (1939- ) avec son petit théâtre de Waseda (WASEDA SHOGEKI-JO) fondé en 1965.

SATO MAKOTO (1943- ) et son groupe 68-71 appelé communément la tente noire (KURO TENTO) fondé en 1968. (…)

A suivre ...

 

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NOTEZ LA CONFERENCE DU 8/12/18 A 14H30 " TERAYAMA SHÛJI, JETONS LES LIVRES, SORTONS DANS LA RUE" PAR KEIKO COURDY

NOTEZ LA CONFERENCE DU 8/12/18 BIBLIOTHEQUE NUCERA A 14H30

" TERAYAMA SHÛJI, JETONS LES LIVRES, SORTONS DANS LA RUE"

PAR KEIKO COURDY

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Les années de révolte : 1960…   (suite des extraits)

aomori-nebutaAomori nebuta (cliché internet)

On va alors observer une tendance de retour sur le Japon. En se retournant sur leurs racines, ces jeunes vont découvrir que le Nô et le Kabuki primitif ont quelque chose d’important à  apporter. (…) De la recherche d’une mémoire oubliée vont aussi jaillir de nouveaux mythes construits sur la nostalgie d’un Japon marginal qui disparait sous la modernisation. (…) Des histoires et mythes purement japonais parfaitement intégrés dans la vie moderne apparaissent ainsi dans toute la production de l’Angura (transposition japonaise du mot anglais underground qui correspond à ce mouvement avant-garde des petits théâtres des années 1960-1970)

Une autre grande figure a marqué aussi l’époque de l’empreinte profonde de son corps. C’est Hijikata Tatsumi qui en plus de sa conception particulière de la danse Butô apportait aux générations en révolte une certaine philosophie de la vie. (…) Le Butô est né dans un écho du cri primaire d’Artaud par-dessus les années noires du Japon dévasté d’après la bombe atomique. Ce que dansait Hijikata s’appelait littéralement « Ankoku Butô »ce qui pourrait se traduire par danse des ténèbres. Les ténèbres sont le territoire des tabous, des zones interdites. C’était la danse des hors-la-loi. Le corps du danseur porte en lui tout le noir de la société, il exacerbe l’aliénation que cette dernière lui impose dans un cri de libération. Les débuts de Hijikata en tant que chorégraphe et danseur ont fait scandale.(…)

Le mouvement de l’Angura qui s’est développé à partir de 1960 s’est, en fait, assez rapidement essoufflé.

A SUIVRE

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise,

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

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POUR MIEUX CONNAITRE TERAYAMA SHÛJI : VENEZ BIBLIOTHEQUE NUCERA A NICE A LA CONFERENCE DU 8/12/18

POUR DECOUVRIR OU MIEUX CONNAITRE TERAYAMA SHÛJI  

VENEZ BIBLIOTHEQUE NUCERA A NICE 

A LA CONFERENCE DE KEIKO COURDY LE 8/12/18 A NICE

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Poursuivons la lecture de

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise,

 

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

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Les années de révolte : 1960…    (suite des extraits)

Cette décade des années 1960 a été marquée par de nombreuses agitations estudiantines. (…importantes manifestations étudiantes anti américaines contre le renouvellement du traité de sécurité avec les Etats Unis (Ampo 60)….

Ce mouvement des shô gekijô (petits théâtres) dont l’impulsion première est venue des manifestations massives contre la reconduction du traité avec les Etats Unis, a tout de suite pris conscience de la sclérose du monde théâtral d’alors.

Le shingeki (nouveau théâtre) qui s’est lui aussi construit au début du siècle en rupture avec le théâtre traditionnel figé en présentant des pièces du répertoire occidental de façon réaliste est à son tour rejeté violemment. ( …) Les jeunes veulent retourner sur leur propre culture, leur propre identité en engageant leur corps tout entier pour exprimer leurs préoccupations. (…) ils vont tout de même s’intéresser à Brecht, Sartre et Beckett puis à Artaud, Grotowski, Genet et quelques autres qui rappelant les valeurs du théâtre oriental les aideront à se retourner sur eux-mêmes.

A suivre...

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Conférence par Keiko Courdy « Jetons les livres, sortons dans la rue » le 8/12/2018 à 14h30 Bibliothèque Nucera Nice

EN ATTENDANT LA CONFERENCE

« Jetons les livres, sortons dans la rue »

le 8/12/2018 à 14h30 Bibliothèque Nucera Nice

par Keiko Courdy

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Poursuivons la très intéressante lecture de

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise,

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

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terayama-shuji

Les années de révolte : 1960…

Les années 1960 sont apparues dans le monde entier comme une période d’effervescence extraordinaire. Au Japon, 15 ans après la fin de la guerre, les gens commençaient à sortir réellement de l’après-guerre et de sa famine. Une autre époque démarrait. De nouvelles questions se posaient. Partout on était à la recherche de nouvelles valeurs, à la recherche de quelque chose d’autre, une nouvelle identité, une certaine authenticité. A travers tous les médias artistiques, les années 1960 ont représenté une période de réflexion profonde  où les questions essentielles concernant l’homme, son origine, sa place dans la société et sa relation avec l’art, se soulevaient.

Dans le domaine théâtral, de jeunes compagnies de théâtre estudiantin se formaient de façon éclatée. Ils se plaçaient en opposition à tout ce qui pouvait être institué, contre le sens, contre la psychologie, une certaine morale, contre tout théâtre conventionnel en général. Ils prônaient au contraire les images choquantes, le non-sens, la rue et les sites interdits  et surtout le corps et ses pouvoirs. Ils réhabilitaient le théâtre de rue, le théâtre populaire et forain. Grâce à un mode original de création fondé sur le travail en groupe et une nouvelle approche du corps dans une recherche tournée le plus souvent vers l’origine de l’acte théâtral, ils tentaient de retrouver leur propre identité culturelle effacée petit à petit par la modernisation.

A suivre...

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AUJOURD'HUI LUNDI 12 NOVEMBRE 2018 VENEZ ECHANGER VOS IMPRESSIONS SUR LE ROMAN TERAYAMA SHÛJI

AUJOURD'HUI LUNDI 12 NOVEMBRE 2018

 Maison des Associations de Nice Garibaldi de 14h à 18h

VENEZ ECHANGER VOS IMPRESSIONS SUR LE ROMAN TERAYAMA SHÛJI

Devant mes yeux le désert

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Que vous ayez lu le roman, que vous l'ayez abandonné en cours de lecture, repris  ou définitivement délaissé... venez en discuter ensemble, partager votre embarras, votre malaise et vos protestations... 

Avez-vous trouvé des similitudes entre la vie japonaise et la vie française de cette époque contestataire...

Quel goût vous laisse ce roman, est-ce le même pour un(e) Japonais(e) et un(e) Français (e)?

p9-katsura-terayama-a-20150312-870x652Musée consacré à Terayame à Aomori

(cliché internet p.9-katsura-terayama-a-20150312-8 70x652)

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RENCONTRE JAPONAISE MENSUELLE CE LUNDI 12 NOVEMBRE DE 14H A 17H A PROPOS DE TERAYAMA SHÛJI

L'Association France Japon - Chaire Kawabata

 convie ses adhérents à la Rencontre Japonaise Mensuelle

ce lundi 12 novembre 2018,

Maison des Associations Garibaldi, Nice, 14h à 17h

pour parler de TERAYAMA SHÛJI

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Nous parlerons à bâtons rompus selon le principe de la Rencontre, du roman de Terayama Shûji Devant mes yeux le Désert. Nous y retrouverons bien des thèmes dont Keiko Courdy, spécialiste de cet auteur nous parlera à propos de son théâtre, le samedi 8 décembre 2018 (14h30) lors de sa conférence à Nucera Jetons les livres, sortons dans la rue!

Si vous avez lu ce roman, c'est bien de pouvoir échanger, donner vos impressions, partager... Sinon, vous pouvez malgré tout venir écouter le cri tragique et déchirant d'un auteur "loin du Zen de Tokyo propre et traditionnel de la littérature japonaise classique". (Quatrième de couverture, collection Inculte) Sous l'écriture dure et insupportable pourtant, on peut déceler souvent, apparait le souffle de l'amour et la poésie.

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information 

prochainement à Paris

La Maison de la Culture du Japon à Paris

Dans le cadre de

« Japonismes 2018 : les âmes en résonance »

ジャポニスム2018: 響きあう魂

Présente

 

155532-jetons_les_livres_-_sayuki_inoue_3

Cliché Maison de la Culture du Japon Paris

Spectacles - 21 > 24 nov. 2018

Jetons les livres, sortons dans la rue

Akahiro Fujita s’attaque à une figure culte de la scène artistique du Japon des années 1970: Shûji Terayama. Entremêlant une grande variété d’atmosphères, l’enfant prodige de la jeune scène théâtrale japonaise fait revivre de manière radicalement contemporaine la folle énergie d’une époque révolue. Mort en 1983 à quarante-sept ans en laissant plus de deux cents livres, une vingtaine de films ainsi que d’innombrables chroniques hippiques, Shûji Terayama est un monstre sacré de la contre-culture japonaise. Jetons les livres, sortons dans la rue, œuvre représentative de ses débuts, est le titre d’un film (1971) qui raconte l’histoire d’un jeune homme dont la petite sœur se fait violer par les joueurs du club de football dont il est membre. C’est de ce film – dont la scène inaugurale, reprise ici face public, a marqué les esprits – qu’est parti, pour le présent spectacle, Takahiro Fujita, auteur et metteur en scène né dans le nord du Japon en 1985 et précocement repéré par Oriza Hirata. Un spectacle qui se singularise par l’hétérogénéité des registres qu’il mixe en une sorte de collage onirique – du documentaire à un univers très pop et coloré. Un « conte cruel de la jeunesse » bien représentatif d’une époque – les années 1960-1970 – dont Takahiro Fujita s’emploie à faire revivre l’énergie trash jusque sur le plateau. Une époque, une jeunesse dont la nonchalance et la désespérance prennent ici des résonances étrangement contemporaines.

David Sanson, programme du Festival d’Automne à Paris  


Adaptation théâtrale et mise en scène: Takahiro Fujita
Œuvre originale:  Shûji Terayama

Synopsis :
Dans un tau­dis habite un petit monde : la grand-mère soli­taire qui vole à l'étalage, le père, ancien ser­gent de l'armée au chô­mage, la petite sœur silen­cieuse qui s'est atta­chée à un lapin, et le gar­çon de 19 ans recalé à l'uni­ver­sité qui trouve sa liberté dans une équipe de foot­ball.

 

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APPROCHE DE TERAYAMA SHUJI, AUTEUR DE "DEVANT MES YEUX LE DESERT" RENCONTRE JAPONAISE DU 12/11/18

APPROCHE DE TERAYAMA SHUJI, AUTEUR DE "DEVANT MES YEUX LE DESERT"

RENCONTRE JAPONAISE DU 12/11/18 DE 14 A 17H

MAISON DES ASSOCIATIONS GARIBALDI

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invitation des adhérents

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Ce roman - le seul qui soit traduit en français - peut tout d'abord apparaitre dur et subversif. Pour une meilleure approche des thèmes qu'on y retrouve, je vous propose ce texte internet de Lou Svahn in Encyclopédie Nouveaux Médias

H000001076Visuel illustrant l'article internet

"Shuji Terayama est né le 10 décembre 1935, à Hirosaki, au Japon. Considéré comme l’un des artistes les plus prolifiques et activistes du Japon, Shuji Terayama est reconnu pour son travail de dramaturge, d’écrivain, de réalisateur, de vidéaste, de chroniqueur sportif, et de photographe. Il a publié plus de deux cents livres, et réalisé environ vingt films (des courts et longs-métrages). Lycéen, il fonde plusieurs revues littéraires dans lesquelles il publie ses premiers poèmes ; des haïku et des tanka. Ses dispositions littéraires lui valent une reconnaissance précoce, et il remporte en 1954 le prix « Poésie nouvelle » du magazine Tanka Kenkyu (un prix Terayama Shûji a ensuite été institué en 1996, pour récompenser les tanka). Cette même année 1954, il intègre la prestigieuse université de Waseda. Très vite – et à cause de problèmes de santé, il déserte les bancs de la Faculté. C’est à cette époque qu’il découvre la littérature européenne, notamment Antonin Artaud, et Les Chants de Maldoror de Lautréamont ; influences littéraires importantes pour son travail. Cinq années plus tard, Shuji Terayama quitte sa région natale pour rejoindre Tokyo, où il mène une vie de bohème dans le quartier interlope de Shinjuku. Il travaille dans des bars et dans des maisons de jeu, ce qui lui laisse du temps libre à consacrer à la pratique de la poésie. Shuji Terayama puise dans la ville l’inspiration dont il a besoin pour écrire. Il y fait la connaissance de nombreuses personnes, et est aussitôt intégré au microcosme artistique tokyoïte (il rencontre notamment les maîtres du buto, mais aussi la productrice de cinéma Eiko Kujo).

Dès lors, il commence à rédiger des commentaires sportifs sur la boxe et sur les courses de chevaux, puis publie une première pièce de théâtre intitulée Le sang dort debout (1960). Il écrit des pièces radiophoniques et débute une carrière cinématographique en réalisant un court-métrage expérimental L'étude des chats (1960). C’est également à cette époque qu’il collabore en tant que scénariste avec le réalisateur Masahiro Shinoda. Travail qui sera récompensé à deux reprises ; en 1964 et en 1965. Cette même année, il signe son premier roman, œuvre traduite et publiée en français sous le titre Devant mes yeux le désert... En 1967, Shuji Terayama, sa femme Eiko Kujo, le peintre et designer Tadanori Yokoo, le réalisateur Kaizo Hayashi, le dramaturge Yutaka Higashi et quelques autres artistes, forment le Tenjo Sajiki ; une troupe de théâtre dont le nom est inspiré du titre du film Les Enfants du Paradis, de Marcel Carné (1945). Jusqu’en 1983, la troupe se produit régulièrement en Europe et aux États-Unis.

 
Mais les années 1970 marquent également un tournant dans sa production cinématographique, il réalise une vingtaine de films presque tous reconnus et primés dans les festivals de cinéma d'art et essai. Son premier long-métrage Jetons les livres, sortons dans la rue (1971) obtient le grand prix de la Mostra Internazionale del filme d'Autore à San Remo en 1972. Son second long-métrage, Cache-cache pastoral (1974) est en compétition officielle à Cannes en 1975. En 1976 il est membre du jury au Festival international du film de Berlin. Entre 1982 et 1983, il entretient une correspondance vidéographique avec Shuntaro Tanikawa (Video letters). Shuji Terayama meurt le 4 mai 1983 à l'âge de 47 ans. "

 

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Approcher le roman de Terayama Shuji: Rencontre du 12/11/2018 de 14 à 17 h Maison des Associations Nice Garibaldi

 

Lors de la Rencontre du 12/11/2018 à la maison des Associations Garibaldi à Nice de 14h à 17h

Venez nombreux partager vos impressions à propos du livre de

Terayama shûji " Devant mes yeux le désert "

AVT_Shuji-Terayama_7557

En attente de la Conférence du 8/12/2018 qui nous en dira beaucoup plus, pour mieux comprendre l'auteur, continuons de feuilleter :

Keiko Courdy, Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise,

 

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

 

 

... "Un missionnaire anglais a autrefois appelé cette région « l’Ecosse japonaise » et sans doute n’avait-il pas tort. Terayama élevé dans cet environnement a retranscrit de façon plus ou moins différente dans toute son œuvre ces atmosphères magiques et surréelles qu’il a pu approcher dans son enfance. Dans ces régions on trouve très vivantes des conceptions du monde illustrés par des mythes et des rites ancestraux qui ont certainement influencé Terayama (qui apparaissent d’ailleurs aussi dans le théâtre traditionnel Nô). L’une des idées principales est que l’homme et le cosmos font partie de la même unité. Thomas Immoos dans son merveilleux livre sur le théâtre japonais explique : « l’homme comme la nature sont soumis aux mêmes lois cosmiques. Par la communion mystique, l’homme est capable d’accorder son action à l’ensemble du système cosmique. Cette relation mystique entre l’homme et le cosmos est à l’origine du théâtre primitif où religion, magie, rites et art se trouvent intimement mêlés. » Dans tout le Japon, on trouvait ces rites magiques d’une population agraire cherchant à obtenir des forces de la nature qu’ils invoquaient une meilleure fertilité des terres, des hommes, animaux, plantes etc … Immoos  présente l’un des mythes fondateurs essentiels qui va marquer la destinée du théâtre au Japon.

« Au commencement des temps, un dieu descendit sur un arbre. De là il fut conduit dans un sanctuaire où il élut domicile dans un symbole (pierre, branche, miroir, masque…). A l’occasion de la fête, ce symbole réel est reconduit en procession solennel vers l’arbre sacré où l’on dresse un autel temporaire pour faire des offrandes de sacrifices, prières, danses, jeux… »

Ce phénomène d’utilisation de symboles réapparait beaucoup dans le théâtre traditionnel mais aussi chez les troupes de l’Angura et notamment chez Terayama qui faisait toujours appel à quelques objets symboliques sur scène pour exprimer des idées abstraites.

La présence des « kami » (ces entités sacrées ou dieux qui représentent l’aspect bénéfique de la nature) et des « oni » (par opposition, ils sont les démons maléfiques que l’on essaie d’exorciser lors des fêtes rituelles) est très vivante dans la région d’Aomori. Surtout dans ses premières pièces, Terayama rappelait cette présence de forces surnaturelles positives ou négatives qui dominent l’homme qui ne peut les contrôler mais avec lesquelles il peut évidemment entrer en relation. Ce genre de notions communes plus ou moins au Japon entier mais peu à peu oubliées derrière une modernisation forcée étant encore très familières aux habitants du Tohoku du nord.

On comprend comment l’influence de cette région a pu être puissante sur le jeune Terayama et de quelle façon elle a laissé des traces tout au long de son œuvre poétique, théâtrale ou filmique. Comme on a pu le remarquer tout à l’heure, Terayama était fier de cet héritage régional qui comme sa période de non identification, sa chute dans les escaliers et le fait qu’il soit gros (il apparait de gabarit moyen pour les standards occidentaux, étant de petite taille) le distinguait de ses concitoyens.

La présence des « kami » (ces entités sacrées ou dieux qui représentent l’aspect bénéfique de la nature) et des « oni » (par opposition, ils sont les démons maléfiques que l’on essaie d’exorciser lors des fêtes rituelles) est très vivante dans la région d’Aomori. Surtout dans ses premières pièces, Terayama rappelait cette présence de forces surnaturelles positives ou négatives qui dominent l’homme qui ne peut les contrôler mais avec lesquelles il peut évidemment entrer en relation. Ce genre de notions communes plus ou moins au Japon entier mais peu à peu oubliées derrière une modernisation forcée étant encore très familières aux habitants du Tohoku du nord.

On comprend comment l’influence de cette région a pu être puissante sur le jeune Terayama et de quelle façon elle a laissé des traces tout au long de son œuvre poétique, théâtrale ou filmique. Comme on a pu le remarquer tout à l’heure, Terayama était fier de cet héritage régional qui comme sa période de non identification, sa chute dans les escaliers et le fait qu’il soit gros (il apparait de gabarit moyen pour les standards occidentaux, étant de petite taille) le distinguait de ses concitoyens."

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POUR CONNAITRE TERAYAMA SHÛJI : VENEZ A LA RENCONTRE DU 12/11/18 ET A LA CONFERENCE DU 8/12/18 A NICE

L'ASSOCIATION FRANCE JAPON - CHAIRE KAWABATA DE NICE VOUS PROPOSE DE VENIR  A  LA RENCONTRE DU 12/11/18

ET

A LA CONFERENCE DU 8/12/18 A NICE

AFIN DE MIEUX CONNAITRE TERAYAMA SHÛJI

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Continuons de poursuivre la lecture de la Maitrise de Keiko Courdy

Terayama Shuji, Soleil Noir du Théâtre Contemporain Japonais, une figure représentative de la scène avant-garde japonaise,

Mémoire de Maitrise 1991 (Mention TB), sous la direction de Georges Banu, Institut d'Études Théâtrales (IET), Université de Paris III, la Sorbonne Nouvelle. Disponible en consultation à la bibliothèque Gaston Baty.

maxresdefaultMaxresdefault (transmis par K Courdy)

 

« J’ai été élevé dans un endroit très retiré du Japon où la vie quotidienne est remplie de superstitions. Ils ont peur de tout ce qui est moderne, ils sont très peureux et irrationnels. Par exemple, ces pauvres gars de la campagne pensent que quelque part il y a un lien entre la maladie et la sexualité. Vous savez, j’ai grandi parmi ces gens et je me suis fait tout seul. Mais malgré la superstition tout autour de moi dans mon enfance, j’avais une sorte de liberté qui manque à beaucoup de gens qui vivent dans les villes. A Aomori, nous avons été toujours des étrangers. Nos légendes sont différentes, nous avons nos propres superstitions et même notre façon de penser semble étrange aux Japonais qui vivent à Tokyô, Osaka ou Kyôto »

Sur les pentes du célèbre massif volcanique Osorezan dans la péninsule de Shimokita se déroulent chaque été dans le cadre des matsuri (fêtes populaires) des cérémonies chamaniques qui rappellent que le goût des Japonais pour la magie et le surnaturel n’a pas disparu. Des chamanes aveugles, les itako, se réunissent et suivant des rites particuliers invoquent et font parler à travers elles les esprits des morts disparus avec qui l’on cherche à entrer en contact. Chaque été, on vient du Japon entier consulter ces chamanes et ce n’est pas un hasard si c’est dans le Tohoku qu’on peut les trouver. Il existe quantité de fêtes « primitives » dans ces villes et villages engloutis sous la neige une bonne partie de l’année. Cette atmosphère de légendes et de superstitions est ancrée très solidement dans la vie de tous les jours.

A suivre...

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