Tchieko Imamura présentera une conférence sur

la calligraphie japonaise

le 27 janvier 2018, 14h30, Auditorium de la Bibliothèque Nucera

(Entrée libre dans la mesure des places disponibles)

***

Un peu d'histoire...

La découverte, par les historiens, d’un système très ancien d’écriture japonaise « Katakamuna »  avant l’apparition de l’écriture chinoise irait à l’encontre de ce que l’Académie avance qu'il n’y avait pas d’écriture avant l’introduction des caractères chinois. Cependant à l’ère EDO (1603 – 1866) de nombreux textes en ancienne écriture « Kamiyo – Moji » ont été  trouvés dans des sanctuaires shintoïstes.

San_Shi_Pun_Script

cf. Wikipedia San_Shi_Pun_Script

La dynastie Zhou de l'Ouest (1046 - 771 av.JC), Chine

 

Actuellement, l’écriture utilisée au Japon est d’origine chinoise. L’écriture chinoise existe depuis plus de 3 500 ans. L’une des plus  représentative trouvée sur céramique daterait de 4 000 ans avant J.C. Plus connues sont les gravures sur os de l’ère Ynn (1300-1027  av. J.C.). L’écriture proprement dite a évolué et s’est affinée avec les inventions du papier et du pinceau.

Les relations Sino-Japonaises seraient antérieures à l’introduction du Bouddhisme au Japon et des traces d’écriture chinoise ont été retrouvées au 1er-2ème siècle de notre ère, mais c’est à l’ère de Asuka (5ème-6ème s.) qu’elle est assimilée et sa sophistication donnera naissance à l’art de la calligraphie. A l’ère Héïan (8ème-12ème s.) avec les KANA (utilisés par les femmes à l’époque) l’art de l’écriture ou « Shodô »en japonais  atteint un grand raffinement.