CONFERENCE AUDITORIUM DE LA BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE

SAMEDI 27 AVRIL 2019 A 14H30

"LE JAPON SOUS L'OBJECTIF DE NICOLAS BOUVIER "

PAR JULIEN BEAL

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Entrée libre dans la mesure des places disponibles

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"Le Japon sous l'objectif de Nicolas Bouvier"

suite du texte de Julien Béal

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Dans le Japon des villes de Bouvier, il faut distinguer Tôkyô et Kyôto, les deux villes dans lesquelles il n’était pas de passage, mais résident (...). Centre du premier séjour au Japon, Tôkyô est plus intime pour Bouvier car il y a vécu beaucoup d’expériences marquantes dont la misère et la faim, nous l’avons dit. Bouvier la retrouvera d’ailleurs avec plaisir, même s’il aura du mal à la reconnaitre du fait de l’urbanisation galopante, lors de son second voyage puis plus tard, vers la fin de sa vie. Il aime son quartier d’Arakichô 荒木町, il aime les gens de shitamachi (下町la ville du dessous comme l’appelle les Japonais) pour leur côté écorché et roublard. Il déteste en revanche les nouveaux quartiers, ceux du renouveau économique, ceux où tout semble fonctionner de manière automatique.

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De Kyôto en revanche, il ne garde pas un souvenir fabuleux. Bien qu’il mentionne cette ville comme « une des dix au monde dans laquelle il faut avoir vécu», il la dépeint comme une ville musée ou une ville école dans laquelle (« si vous jetez un caillou, vous êtes sûrs de toucher un professeur») il faut montrer que l’on sait. A Kyôto, Bouvier habite avec son épouse et son fils Thomas dans un temple, ce qui à première vue est un peu singulier et propice à des expériences intéressantes. Mais la ville est trop empreinte de la noblesse de son histoire et les gens, certainement trop occupés à porter cet héritage, ne sont pas à l’écoute. Il tirera pourtant plusieurs clichés de ce Kyôto traditionnel (temples, jardins, geikô etc…) qui viendront illustrer son livre Japon notamment mais on sent que cette ville n’est pas faite pour lui et qu’il lui préfère largement des villes de province plus petites comme Nagoya par exemple.

A SUIVRE...

 Julien Béal, Université Côte d’Azur,

Centre Transdisciplinaire et Epistémologique de la Littérature et des arts vivants