NOTEZ LA CONFERENCE " LE MOINE SHIRAN (1173-1263) ET LE BOUDDHISME DE LA TERRE PURE AU JAPON" LE 25 FEVRIER 2017

BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE, "LE MOINE SHINRAN ET LE BOUDDHISME DE LA TERRE PURE AU JAPON"

SAMEDI 25 FEVRIER 2017, 14H30: BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE,

"LE MOINE SHINRAN ET LE BOUDDHISME DE LA TERRE PURE AU JAPON"

SAMEDI 25 FEVRIER 2017, 14H30: BIBLIOTHEQUE NUCERA NICE,

CONFERENCE DE JEROME DUCOR SUR

"LE MOINE SHINRAN ET LE BOUDDHISME DE LA TERRE PURE AU JAPON"

 

 

Pour une meilleure écoute de la conférence, je vous invite à parcourir ensemble le livre de

 

Jérôme Ducor, Shinran, Un réformateur bouddhique dans le Japon médiéval, 2008

 

Collection le Maître et le Disciple, 2008 Infolio éditions, CH

Moine du Tendai

De 1181 à 1201, Shinran vécut la vie d’un moine Tendai à l’Enryakuji.

Une carrière ecclésiastique modeste 

De ces premières années, certainement capitales pour sa formation, l’on sait seulement que Shinran exerça la simple fonction de chapelain (dôsô). Ce terme désignait des religieux attachés à un Jôgyôdô, soit une chapelle originellement destinée à l’exercice du recueillement par la marche constante (jôgyô zammai). Cette pratique méditative élaborée par Zhiyi (…) consistait principalement à marcher jour et nuit pendant trois mois autour d’une image du Buddha Amida, en se concentrant uniquement sur ce dernier et en récitant son nom.

Itinéraire religieux et crise spirituelle

Si l’on peut supposer qu’il suivit un cursus classique comprenant l’étude des soixante volumes de la Grande Trilogie du Tendai, on sait aussi qu’il suivit la tradition issue de Genshin, l’auteur de la Somme sur la naissance dans la terre pure.

Disciple de Hônen

La révélation du Rokkakudô

Il quitta le mont Hiei et se retira pour cent jours au Rokkakudô. (…)

… la rencontre avec Hônen changea radicalement le cours de la vie de Shinran, qui reçut de son maître le nouveau nom bouddhique de « Shakkû ».

Ce nouveau nom n’était pas inconnu de Shinran, car il lui avait été révélé dans un songe, deux ans auparavant. En effet, à l’été 1203, il avait vu en rêve le Bodhisattva Kannon du Rokkakudô lui apparaitre sous la forme d’un moine vêtu de blanc, couleur des laïcs.

(…) le rêve de 1203 apparaît donc comme le signe annonciateur que Shinran, tout moine qu’il était , allait prendre femme.

Le mariage

Historiquement, il est établi que Shinran épousa une jeune femme connue sous le nom bouddhique d’ « Eshinni » (1182-1268 ?) et qu’elle lui donna six enfants.

(…) [Shinran] devenait un shami, expression désignant des religieux ordonnés qui retournaient dans le siècle tout en conservant les apparences extérieures d’un moine.

On relèvera aussi qu’Eshinni, vraisemblablement élevée à Kyoto, était une femme cultivée pour son époque, comme l’attestent aujourd’hui encore des copies de sûtras réalisées de sa main, et surtout une dizaine de lettres à sa fille cadette. Cette correspondance fournit quelques détails importants sur Shinran (…). Elle nous apprend en effet qu’à la suite d’un rêve, Eshinni elle-même voyait secrètement en Shinran une incarnation de Kannon. Et comme Shinran identifiait lui aussi sa femme avec la manifestation de ce bodhisattva annoncée dans le rêve de 1203, il est facile d’imaginer l’atmosphère de profonde spiritualité dans laquelle baignait ce coupe hors du commun, où chacun voyait en l’autre l’incarnation du parangon de la compassion.

La condamnation

Au début de l’hiver 1205 (…) le Kôbukuji de Nara (…) il adresse au Trônz une pétition réclamant deux mesures drastiques : l’interdiction de l’« Ecole du nembutsu » ainsi que la condamnation de Hônen et de ses disciples. (…)Les exilés furent donc défroqués pour être remis au bras séculier, et le vieux maître [Hônen] –alors âgé de 75 ans-dut partir pour l’île de Shikoku, tandis que ses disciples étaient dispersés dans d’autres provinces (…) Shinran passa cinq années exilé dans la lointaine province d’Echigo (auj. préf. Niigata), à plusieurs centaines de kilomètres au nord-est de Kyôto.

La maturité en province

Après cinq ans en exil, Shinran passe une vingtaine d’années dans l’est du Japon, où son enseignement suscite l’adhésion des campagnes.

La vieillesse à Kyôto

Shinran passe les trente dernières années de sa vie à Kyôto en composant de nombreux ouvrages, tout en gardant le contact avec la communauté provinciale.

 

Pour connaitre la doctrine véritable de la Terre pure, La dogmatique de Shinran, La dimension spirituelle de Shinran, La spiritualité…

Je vous invite à assister à la conférence et à recourir à la bibliographie.

 

 

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