le jeudi 26 novembre 2015, 14h30

Portrait du livre japonais dans les collections de la Réserve précieuse des bibliothèques de l'Université Catholique de Louvain.

Dans les années 1920, le Japon offre à l’Université de Louvain une collection de plus de 13.600 livres et rouleaux japonais, datant pour la grande majorité de la période d’Edo. Cette donation est réalisée dans le cadre de  « l’Œuvre internationale de Louvain » pour la reconstitution des fonds de la bibliothèque de l’université intégralement détruite en 1914. Cette collection, vue alors comme l’une des plus belles qui se situerait hors du Japon a été composée afin de constituer une vitrine de la culture japonaise classique. A travers une sélection de différents documents de cette collection, cette présentation retracera l’évolution de l’écrit et du livre au Japon. 

 

Emilie Vilcot

Adjointe du bibliothécaire en chef. Responsable de la réserve patrimoniale.

Service central des bibliothèques - SCEB. Bibliothèques de l’Université catholique de Louvain.

 

Le samedi 30 janvier 2016, 14h30

Le Dit du Genji : texte, poèmes, peintures.

 

Le Dit du Genji, roman majeur de la littérature japonaise, composé peu après l'an Mil par Murasaki-shikibu, raconte l'histoire d'un prince à la cour de Heian. Source d'inspiration inépuisable pour les poètes et les peintres, ce texte a connu une remarquable postérité au long de l'histoire du Japon. Cette conférence présentera les grandes lignes du roman, puis, à travers des exemples de peintures réalisées entre le XIIe et le XVIIe siècle, l'importance de la poésie dans sa réception.

 

Estelle Leggeri Bauer

Maître de conférences à l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales).

 

Le samedi 27 février 2016, 14h30

Qu’est-ce qu’un samouraï ?

 

Au-delà des images stéréotypées du samouraï dans les sociétés occidentales, le conférencier évoquera l’apparition des guerriers dans la société seigneuriale japonaise et l’évolution de

leur fonction au cours des siècles, leur entrainement, leurs valeurs, leur code de l’honneur. Un regard particulier sera porté sur le rôle de la ville de Kamakura dans la naissance su système féodal.

 

Pierre-François Souyri

Ancien professeur à l’Inalco (Paris) et ancien directeur de la Maison franco japonaise de Tokyo, Pierre-François Souyri est professeur à l’Université de Genève où il dirige le Département d’études est asiatiques et  enseigne l’histoire du Japon.

 

Le vendredi 18 mars 2016, 14h30

Chrétiens et non-chrétiens du Japon. Les premiers instants de la rencontre (XVI e siècle).

 

Quels furent les termes du dialogue engagé entre les gens du Japon et les jésuites d'Occident à l'aube de la mission chrétienne du pays du Soleil levant ? (1550-1560)

 

Nathalie Kouamé

Professeur à l'Université Paris Diderot Paris 7.

 

Le samedi   9  avril 2016, 14h30

 

La foi devenue forme: naissance de la statuaire shintô dans le Japon antique

 

L’arrivée du bouddhisme au Japon dans la première moitié du VIème siècle provoque de nombreuses évolutions culturelles. L’une d’elles est le rapport au monde des divinités, les kami.  Les japonais entrent en effet brusquement en contact avec une doctrine religieuse extrêmement élaborée qui donne à voir un panthéon de dieux et de bouddhas, alors que traditionnellement les dieux sont invisibles et ne font pas l’objet de représentations. 

Les statues de bouddhas qui accompagnent les écritures bouddhiques font dans un premier temps l’objet de conflits entre deux clans, les Mononobe et les Soga, qui y voient respectivement les causes de fléaux qui s’abattent sur le pays ou au contraire le support matériel d’une nouvelle puissance magico-religieuse. Ces oppositions s’estompent toutefois assez rapidement pour laisser place à un syncrétisme shintô-bouddhique dans lequel les statues de dieu commencent à être sculptées et disposées dans des sanctuaires étroitement liés au bouddhisme. L’objet de cette conférence est de présenter les trois statues des sanctuaires de Kumano (dep. de Wakayama) qui forment un des plus anciens ensembles de statues de dieux au Japon. 

 

Arnaud Brotons 

Maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille, dans le département des Etudes Asiatiques où il enseigne la langue et la civilisation japonaises. Rattaché à l’Institut de recherches asiatiques (Irasia), ses recherches portent sur le fait religieux pendant l’époque ancienne et médiévale au Japon et plus particulièrement sur les pèlerinages et les phénomènes d’hybridation des panthéons.